La « bavure » d’Alexandre Benalla n’a un tel retentissement que par la proximitĂ© de celui-ci avec le prĂ©sident de la RĂ©publique. L’affaire est donc strictement politique et disciplinaire.

Alexandre Benalla.

Alexandre Benalla.

Bien que Madame Schiappa, actuellement secrĂ©taire d’État chargĂ©e de l’ÉgalitĂ© entre les femmes et les hommes, qui ne semble pas savoir lire la presse, nous ait assurĂ© que l’affaire n’intĂ©resse pas les Français, je souhaiterais, avec je crois la majoritĂ© des citoyens, qu’on y voit un peu plus clair, et que le tabasseur soit puni s’il n’avait pas le droit de tabasser, mais que l’on sache aussi si le tabassĂ© ne mĂ©ritait pas de l’ĂȘtre.

Tout de mĂȘme, lors de cette affaire, 1 200 « Blacks Blocs », a-t-on dit, avaient cassĂ©, salopĂ© et incendiĂ©, ce qui aurait dĂ» entraĂźner une vive rĂ©action des forces de l’ordre !

Il est tout Ă  fait possible, que Monsieur Benalla ait voulu se substituer Ă  l’inaction de la police, dont on dit qu’elle avait reçu l’ordre de laisser faire, ce qu’il faudrait aussi Ă©lucider.

En fait, nous sommes en plein brouillard. Mais si le prĂ©sident de la RĂ©publique a dĂ©cidĂ©, sans autres dĂ©tails, de gĂ©rer la situation, il n’y a plus rien Ă  dire, car lĂ©galement, le prĂ©sident de la RĂ©publique est intouchable !

La preuve, c’est que malgrĂ© leur extraordinaire malfaisance, les trois anciens prĂ©sidents encore vivants, jouissent d’un train de vie princier, et sont habilitĂ©s Ă  nous donner des leçons de morale


J’avoue cependant m’étonner de ce « haro sur le baudet » qui a saisi toute la presse rĂ©publicaine, comme si, d’un coup, il fallait sauver l’honneur de la RĂ©publique : il faudrait tout de mĂȘme se souvenir que le modĂšle de vertu du RĂ©gime, celui qui incarne le patriotisme, la grandeur, le dĂ©sintĂ©ressement, l’honnĂȘtetĂ©, l’intelligence, la culture, l’hĂ©roĂŻsme, la luciditĂ©, et j’en passe, c’est le gĂ©nĂ©ral De Gaulle qui n’a rĂ©ussi Ă  vaincre l’AlgĂ©rie Française que grĂące Ă  des gens efficaces, mais en dehors de toute lĂ©galitĂ©, que l’on appelait les « barbouzes » !

La Barbouzerie a Ă©tĂ© le socle de notre rĂ©publique, avec bien sĂ»r la couverture lĂ©gale des gardes mobiles, quelques gĂ©nĂ©raux au petit doigt sur la couture d’un pantalon un peu breneux et les super-patriotes du SAC qui, quelques annĂ©es plus tard, allaient montrer leur efficacitĂ© dans la tuerie d’Auriol. C’est tout cela qui faisait proclamer au gĂ©nĂ©ral radiophonique : « C’est beau, c’est grand, c’est gĂ©nĂ©reux, la France ! ».

MalgrĂ© la dissolution du SAC par François Mitterrand, la barbouzerie existe-t-elle encore ? Le colonel Benalla est-il un acteur solitaire ? N’a-t-il pas Ă©tĂ© lui-mĂȘme piĂ©gé ?

En tout cas son Ă©tonnante nomination au grade de colonel est tout Ă  fait dans la tradition de la Ve RĂ©publique et lĂ  encore je dois prendre en dĂ©faut notre presse, qui s’en est indignĂ©e.

Pourtant les Ă©toiles du capitaine Leclerc ont Ă©tĂ© Ă©galement trĂšs rapides et encore plus rapides celles du lieutenant Chaban-Delmas qui n’avait que 29 ans et ne commanda jamais rien !

Le PrĂ©sident Macron me semble avoir donc des prĂ©cĂ©dents qui le justifient et l’affaire Benalla aura eu le mĂ©rite de rĂ©trograder Ă  l’arriĂšre-plan les oraisons de la religion footballistique qui commençaient Ă  nous tanner le cuir !

Et pendant ce temps, on n’aura point parlĂ© du caillassage des policiers dans les zones de non droit, ni des mosquĂ©es qui commencent Ă  dessiner sur notre sol tout autre chose que la carte du tendre, ni de la façon dont le royaume d’Espagne trahit son Histoire en accueillant massivement ceux dont elle avait Ă©crasĂ© la prĂ©tention Ă  la bataille de las Navas de Tolosa en 1212.

Et en prenant sur lui, qui se sait intouchable, la responsabilitĂ© de l’affaire, le prĂ©sident Macron, certain d’une majoritĂ© qui ne sait faire que lui obĂ©ir, vient d’assurer la survie d’un rĂ©gime qui sait d’oĂč il vient, mais qui ne sait pas oĂč il va.

Certains de nos amis pensent Ă  la malĂ©diction qu’annoncent les Écritures sur la ville dont le prince est un enfant


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A propos de l'auteur

Alexis Arette

PrĂ©sident FĂ©dĂ©ral de la Jeunesse Agricole catholique a 18 ans, titulaire de nombreux prix de poĂ©sie, Combattant vo­lon­taire en Indochine. EmprisonnĂ© pour cause d’« AlgĂ©rie Française », il le sera Ă  nouveau, en tant que PrĂ©sident National de la FĂ©dĂ©ration Française de l’Agriculture, pour s’opposer Ă  la mise en ser­vi­tude des paysans français. Auteur de nombreux livres d'histoire, de poĂ©sie et sur la religion.

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