DĂ©cidĂ©ment l’information ne lasse pas de surprendre ! Une correspondante de France 2, interrogĂ©e dans le journal de 20 h, le 12 juin, par l’incontournable Laurent Delahousse sur l’attentat d’Orlando qui vient de faire 50 morts et 53 blessĂ©s dans une boĂźte de nuit gay, s’insurgeait avec vĂ©hĂ©mence sur le ciblage des terroristes des libertĂ©s de la jeunesse et de « nos » valeurs dĂ©mocratiques. Ainsi, attaquer une boĂźte gay serait le symbole d’une agression des valeurs de l’« Occident » d’aprĂšs cette journaliste, propos ponctuĂ© de la large approbation du maĂźtre Ă  penser mĂ©diatique Laurent Delahousse. Comme si tout cela Ă©tait d’une Ă©vidente vĂ©ritĂ© indiscutable.

Ce n’est pas l’homosexualitĂ© en elle-mĂȘme qui est ciblĂ©e, mais le symbole de ce que certains appellent libertĂ© et qu’on pourrait aussi dĂ©nommer libertarisme. La Rome des 4e et 5e siĂšcles a aussi connu cette situation.

Si le parangon de la libertĂ© consiste Ă  faire de la drogue, du rejet de toute autoritĂ©, de la culture de l’illettrisme, du niveau zĂ©ro des centres d’intĂ©rĂȘts, du rejet de la politique, de l’homosexualitĂ© version supĂ©rieure de l’hĂ©tĂ©rosexualitĂ© pour certains, de la violence gratuite et du vandalisme, l’apanage de nos belles jeunesses occidentales version France 2, que penser des annĂ©es qui viennent et du sort qu’elles nous prĂ©parent ?

Le terroriste d’Orlando – idĂ©ologue ou fou furieux – est-il un danger pour l’Occident ou, de son point de vue, un lanceur d’alerte de dĂ©viances mortifĂšres ? Le vĂ©ritable terrorisme n’est-il pas au cƓur de nos sociĂ©tĂ©s, par ses oukases ou ses anathĂšmes sociĂ©taux qui ne font qu’exacerber des mouvements informels caricaturĂ©s ou rĂ©cupĂ©rĂ©s par les terroristes de l’Islam radical ?

Le vieux dĂ©bat est toujours là pour certains : « combattants de la liberté » qui se transforment en terroristes quelques temps plus tard. Terroristes ou RĂ©sistants selon le camp dans lequel on se trouve, les actes sont les mĂȘmes, les motivations aussi. Seules les idĂ©ologies diffĂšrent. Le terrorisme est l’arme du pauvre. Les États riches, eux, utilisent du matĂ©riel sophistiquĂ© pour faire beaucoup plus de morts, humainement aussi innocents que les victimes des attentats et au nom d’intĂ©rĂȘts Ă©conomiques et financiers d’une autre religion. Mais lĂ , terrorisme ; ici, libertĂ©.

DĂ©cidĂ©ment les morts n’ont pas tous la mĂȘme valeur. Pauvre DĂ©claration Universelle des Droits de l’Homme qui n’a mĂȘme pas prĂ©vu qu’il y a les hommes qui comptent – ceux qui sont du cĂŽtĂ© des dĂ©mocraties – et ceux qui ne comptent pas : tous les autres. C’est cela probablement les grandes valeurs universelles dĂ©mocratiques.

Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas.

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