Alors que d’un coup de balai magique et de pelle miraculeuse, le gĂ©nĂ©ral de Gaulle jetait dans les poubelles de l’histoire la dĂ©pouille de cet empire colonial français, honte de la Terre entiĂšre, pour lui substituer une aussi prometteuse que gĂ©nĂ©reuse « Communauté », des humanistes et autres esprits de progrĂšs se rĂ©jouissaient plus spĂ©cifiquement de la disparition de cet esclavagisme sournois qui jusque-lĂ  caractĂ©risait le sport français.

Affiche illustrĂ©e Ă©manant du secrĂ©tariat d'Etat aux Colonies pour le recrutement de militaires, de savants et de techniciens dans les colonies. ReprĂ©sente un militaire avec un kĂ©pi et un savant avec un casque colonial penchĂ© sur son microscope. SignĂ©e par Pierre Fix-Masseau. EditĂ©e par l'Ă©dition du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l'Information. Sans lieu ni date (dates extrĂȘmes 1940-1944).

Affiche illustrĂ©e Ă©manant du secrĂ©tariat d’Etat aux Colonies pour le recrutement de militaires, de savants et de techniciens dans les colonies. ReprĂ©sente un militaire avec un kĂ©pi et un savant avec un casque colonial penchĂ© sur son microscope. SignĂ©e par Pierre Fix-Masseau. EditĂ©e par l’Ă©dition du secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral de l’Information. Sans lieu ni date (dates extrĂȘmes 1940-1944).

DĂ©sormais, Ă  titre d’exemple, Ali Brackchi, « le Planeur des sautoirs », recordman de saut en longueur, Rachid Mekloufi « le Fennec des surfaces », ChĂ©rif Hamia, le « Baby Face » des AmĂ©ricains, champion d’Europe de boxe, pouvaient dĂ©sormais dĂ©fendre fiĂšrement les couleurs de l’AlgĂ©rie, Thiam Papa Gallo, « La liane de Dakar », sauteur en hauteur, et Abdou Seye, « la flĂšche de Saint-Louis », celles du SĂ©nĂ©gal


EnterrĂ©e l’AlgĂ©rie de papa. OubliĂ© le vilain temps des colonies. Et que vivent dans la fĂ©licitĂ© retrouvĂ©e ces toutes nouvelles rĂ©publiques, Ă  jamais dĂ©mocratiques et viscĂ©ralement populaires !

Cependant en scrutant le curriculum vitae de chacun des vingt-trois membres de l’équipe de France de football engagĂ©e dans la coupe du monde 2018, on dĂ©couvre que treize d’entre eux ont des origines africaines : trois Maliens, deux Camerounais, trois congolais, un SĂ©nĂ©galais, un Togolais, un Angolais, un AlgĂ©rien, un Marocain.

Comment trouver choquant ce qui n’est que logique ? D’ailleurs n’est-il pas rĂ©jouissant de voir ces jeunes gens chanter l’hymne national (ce que certains de leurs aĂźnĂ©s refusaient de faire, il y a encore quelques annĂ©es).

N’en dĂ©plaise au grand Charles qui dĂ©cidĂ©ment n’avait pas la main verte, sa greffe de la CommunautĂ© n’a jamais donnĂ© que le mĂ©chant surgeon parasite de la Françafrique. Ses raisins amers ont eu tĂŽt fait de gĂąter les dents des enfants au point de les inciter Ă  se tourner vers cette grand-mĂšre d’adoption, quelque peu oubliĂ©e certes, mais dont les anciens, ces fameuses bibliothĂšques vivantes chĂšres aux ethnologues, pouvaient encore vanter la qualitĂ© des vergers et la douceur des fruits. Deschamps serait-il meilleur pĂ©piniĂ©riste que ne le fut le gĂ©nĂ©ral de Gaulle. Pourquoi pas !

Peut-on pour autant parler d’une Union Française retrouvĂ©e ? Non, mais Ă  l’occasion des cĂ©rĂ©monies protocolaires d’avant-match, je ne peux m’empĂȘcher de fredonner un chant de marche aujourd’hui oubliĂ©.

« C’est nous les Africains qui revenons de loin,

Nous venons des colonies pour défendre le pays,

Nous avons laissé là-bas nos parents, nos amis,

Et nous avons au cƓur une invincible ardeur,

Car nous voulons porter haut et fier,

Le beau drapeau de notre France entiĂšre  »

Et lorsque je me retourne vers un passé encore récent je me surprends à murmurer : « Tout ça pour ça ! ».

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