Le 15 aoĂ»t marque pour l’Église catholique la fĂȘte de l’Assomption, une cĂ©lĂ©bration majeure du calendrier liturgique.

Ici dans l’est du Canada, cette cĂ©lĂ©bration revĂȘt une importance particuliĂšre, car c’est la fĂȘte nationale des Acadiens, petit peuple français d’AmĂ©rique rĂ©sidant dans les provinces Maritimes (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard) et dans l’est du QuĂ©bec.

Cette cĂ©lĂ©bration fut instaurĂ©e au congrĂšs de Memramcook en 1881 et visait entre autres Ă  marquer l’unicitĂ© des Acadiens qui prĂ©fĂ©rĂšrent cette date Ă  la Saint-Jean-Baptiste adoptĂ©e par les Canadiens français. Car bien qu’ils soient des peuples frĂšres, issus de la mĂȘme racine française, il ne faut pas confondre Acadiens et Canadiens français.

L’abbĂ© Marcel-François Richard, dĂ©fenseur de l’adoption de la fĂȘte de l’Assomption comme fĂȘte nationale et de Notre-Dame-de-l’Assomption comme sainte patronne rĂ©suma bien cette position lors de son allocution au congrĂšs de 1881 lorsqu’il dĂ©clara : « Il est bon de remarquer que nous ne sommes pas les descendants des Canadiens, mais de la France, et par consĂ©quent je ne vois aucune raison qui nous engage Ă  nous faire adopter la Saint-Jean-Baptiste comme notre fĂȘte nationale
 Nous devons tĂącher de nous choisir une fĂȘte qui nous rappelle notre origine. J’ose mĂȘme affirmer que la fĂȘte de l’Assomption a toujours Ă©tĂ© et doit ĂȘtre toujours la fĂȘte nationale des Acadiens, descendants de la race française. Louis XIII a fait vƓu de consacrer son empire Ă  la Sainte Vierge et il voulut que la fĂȘte de l’Assomption fĂ»t la fĂȘte nationale du royaume. Or peu d’annĂ©es plus tard, il envoya des colons prendre possession de l’Acadie. »

Trois ans plus tard, l’abbĂ© Richard profitait du congrĂšs de Miscouche pour dĂ©fendre l’adoption du drapeau acadien, un drapeau serti de la Stella Maris, l’étoile de la Vierge, « qui doit guider la petite colonie acadienne Ă  travers les orages et les Ă©cueils, sera aux couleurs papales pour montrer l’inviolable attachement Ă  la Sainte Église, notre mĂšre » (Le Moniteur acadien, le 28 aoĂ»t 1884).

Force est de constater que si la Stella Maris reste un symbole identitaire fort visible dans les rĂ©gions acadiennes, l’Église est de moins en moins prĂ©sente, comme au QuĂ©bec et en France, l’aspect catholique de l’identitĂ© acadienne ayant perdu de sa vigueur, notamment depuis les annĂ©es soixante qui marquĂšrent un tournant majeur.

Toujours est-il qu’aujourd’hui est une journĂ©e de cĂ©lĂ©bration en Acadie, bien que la journĂ©e ne soit pas fĂ©riĂ©e au Nouveau-Brunswick, oĂč est concentrĂ©e la majoritĂ© des Acadiens. Les festivals acadiens de Caraquet et de Petit-Rocher prendront fin, alors que des festivitĂ©s sont organisĂ©es dans nombre de villes et villages acadiens.

S’il est une chose que ce peuple a toujours su faire, malgrĂ© les douleurs et les doutes qui l’affligĂšrent, c’est cĂ©lĂ©brer et s’amuser, la bonne humeur faisant partie intĂ©grante de l’ñme de cette population qui perdit les rennes de son destin il y a de cela prĂšs de trois siĂšcles.

Les mĂ©lodies de l’Ave Maria Stellis rĂ©sonneront cette nuit, en alternance avec les guitares country chantant les joies de la paisible Acadie, avant que des groupes plus jeunes ne s’élancent en « chiac » pour revendiquer leur fiertĂ©.

EuroLibertĂ©s : toujours mieux vous rĂ©-informer 
 GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le systÚme ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertĂ©s rĂ©-informe parce qu’EuroLibertĂ©s est un mĂ©dia qui ne dĂ©pend ni du SystĂšme, ni des banques, ni des lobbies et qui est dĂ©gagĂ© de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertĂ©s est un acteur incontournable de dissection des politiques europĂ©ennes menĂ©es dans les États europĂ©ens membres ou non de l’Union europĂ©enne.

Ne bĂ©nĂ©ficiant d’aucune subvention, Ă  la diffĂ©rence des mĂ©dias du systĂšme, et intĂ©gralement animĂ© par des bĂ©nĂ©voles, EuroLibertĂ©s a nĂ©anmoins un coĂ»t qui englobe les frais de crĂ©ation et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les dĂ©placements indispensables pour la rĂ©alisation d’interviews.

EuroLibertĂ©s est un organe de presse d’intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral. Chaque don ouvre droit à une dĂ©duction fiscale Ă  hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une dĂ©duction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coĂ»te en rĂ©alitĂ© que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.

Quatre solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par virement bancaire

Titulaire du compte (Account Owner) : EURO LIBERTES
Domiciliation : CIC FOUESNANT
IBAN (International Bank Account Number) :
FR76 3004 7140 6700 0202 0390 185
BIC (Bank Identifier Code) : CMCIFRPP

2 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertĂ©s (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigĂ© vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sĂ©curisĂ©e.‹ 

3 : Faire un don par chĂšque bancaire Ă  l’ordre d’EuroLibertĂ©s

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-BicĂȘtre cedex – France

4 : Faire un don par carte bancaire

Pour cela, téléphonez à Marie-France Marceau au 06 77 60 24  99

A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

Articles similaires