Notre Dame des Landes, le vĂ©ganisme, le saccage des laboratoires de l’INRA, celui des boucheries, du moins celles qui ne sont pas musulmanes, cette attitude autoritaire, arbitraire, et violente des nervis de l’écologie n’a rien d’étonnante si l’on remonte Ă  ses racines.

Un aspect du national-socialisme rarement Ă©voqué  et pour cause !

Un aspect du national-socialisme rarement Ă©voqué  et pour cause !

Leur maĂźtre Ă  penser est un Finlandais, Pentti Linkola. Selon lui, il faut liquider l’industrialisation, liquider la dĂ©mocratie, liquider les handicapĂ©s, liquider les populations, favoriser l’eugĂ©nisme, tout ça pour sauver la planĂšte.

Pentti Linkola reprend les idĂ©es de Wilhelm Heinrich Riehl. DĂ©nonçant Ă  la fois l’industrialisation, les villes et surtout les juifs comme les grands satans de la nature, ce romantique naturaliste du XIXe siĂšcle allait trouver chez Adolf Hitler une oreille intĂ©ressĂ©e. Car les idĂ©ologies d’extrĂȘme droite et particuliĂšrement le nazisme mythifient la nature et l’animal.

« Im neuen Reich darf es keine TierquĂ€lerei mehr geben » (Dans le nouveau Reich, il ne devra plus y avoir de place pour la cruautĂ© envers les bĂȘtes). Ce propos trĂšs connu est d’Adolf Hitler. Cette exigence va aboutir Ă  la loi du 24 novembre 1933 sur la protection des animaux, en juillet 1934 d’une loi rĂ©glementant la chasse, en juillet 1935 d’une autre sur le respect de l’environnement et la protection de la nature, fondement de l’écologie moderne.

En 1937, puis 1938, ce sont les conditions de transport des animaux qui sont rĂ©glementĂ©s. Pour Giese et Kahler, les deux conseillers du ministĂšre de l’IntĂ©rieur chargĂ©s de traduire en lois et rĂšglements la volontĂ© du FĂŒhrer, sa mise en Ɠuvre ne fut possible que grĂące Ă  l’arrivĂ©e au Pouvoir du gouvernement national-socialiste.

Ils l’expliquent dans l’ouvrage qu’ils publient en 1939 sous le titre : Le droit allemand de la protection des animaux.

CorrĂ©lativement, le vĂ©gĂ©tarisme est encouragĂ©, Hitler, Goebbels, Hess, et Himmler s’en rĂ©clament. Himmler notamment, est scandalisĂ© par la chasse : « Tirer par surprise sur les pauvres bĂȘtes innocentes et sans dĂ©fense qui broutent paisiblement Ă  l’orĂ©e de la forĂȘt est de l’assassinat pur et simple
 Chaque bĂȘte a le droit de vivre. Ce respect de l’animal se retrouve chez tous les peuples indo-germaniques ».

Donc moins chez les autres, forcĂ©ment ! La vivisection est bannie car l’expĂ©rimentation animale est considĂ©rĂ©e comme une approche scientifique inutile, fallacieuse et typiquement juive. Perversion cosmopolite, elle vise Ă  exploiter la Nature plutĂŽt qu’à la respecter.

Ce frein Ă  l’expĂ©rimentation complique la recherche d’autant plus qu’en 1933, l’Allemagne et l’Autriche ont obtenu depuis sa fondation en 1901, autant de Prix Nobel de mĂ©decine que la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis rĂ©unis.

Sous la RĂ©publique de Weimar, la mĂ©decine scientifique allemande est la plus prestigieuse du monde. L’Allemagne est paradoxalement le premier pays, en 1931, Ă  Ă©dicter des directives d’éthique mĂ©dicale concernant les manipulations sur l’homme. Mais avec le national-socialisme, ce respect de l’animal replacĂ© au centre d’une nature mythifiĂ©e va d’abord contraindre l’expĂ©rimentation Ă  utiliser exclusivement les juifs et les tziganes des camps.

Car si le chat ou le chien qui viennent peupler la vie domestique appartiennent Ă  une mĂȘme communautĂ© de culture, ce n’est pas le cas de tous ceux qui lui sont extĂ©rieurs, accusĂ©s de la pervertir. Mais les victimes sont dans un tel Ă©tat de faiblesse que les rĂ©sultats ne sont pas fiables.

Nachtsheim qui Ă©tudiait l’épilĂ©psie en leur injectant du cardiazol doit finalement les refaire sur des lapins. Cette interdiction de la vivisection sera donc levĂ©e, mais Ă©troitement rĂ©glementĂ©e.

Les nazis comme les Ă©cologistes se rejoignent ainsi dans une mĂȘme reprĂ©sentation romantique de cette nature aux prises avec l’aliĂ©nation de la civilisation.

RĂ©cusant toute prĂ©tention humaine Ă  vouloir exploiter la nature et l’animal, l’écologie profonde, toute Ă  sa recherche du Paradis perdu est profondĂ©ment rĂ©actionnaire.

Pour le biologiste Walther Schoenichen, l’un des principaux thĂ©oriciens nazis de la protection de l’environnement, les lĂ©gislations de 1933-1935 constituent l’aboutissement de l’idĂ©e populaire-romantique.

L’Histoire explique ainsi pourquoi aujourd’hui l’écologie, atavisme du national-socialisme, engendre ces donneurs de leçons moralisantes qui se pensent meilleurs que les autres et prĂ©tendent nous imposer leurs normes par la force.

Pour s’en justifier, leur trouvaille a Ă©tĂ© d’aller rĂ©cupĂ©rer le vieux concept de dĂ©sobĂ©issance civile. Il a Ă©tĂ© imaginĂ© par un AmĂ©ricain, Henry David Thoreau dans un contexte qui n’a rien Ă  voir puisqu’il s’agissait alors de la guerre du Viet Nam. Depuis, il fait florĂšs chez les Ă©colos qui s’en rĂ©clament pour s’afficher comme les seuls qui savent, et pour l’ineffable JosĂ© BovĂ©, qui osait affirmer sans rire, en mars 2015 : « En France, on est en panne par rapport Ă  la dĂ©mocratie. »

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