Il Ă©tait minuit moins une lorsque le Canada et les États-Unis ont renouvelĂ© leur accord de libre-Ă©change dĂ©sormais intitulĂ© Accord États-Unis-Mexique-Canada.

En fait, tout s’est jouĂ© le soir du 30 septembre, quelques heures avant l’échĂ©ance de minuit imposĂ©e par le CongrĂšs amĂ©ricain. Laconique, le Premier ministre canadien affirma : « C’est une bonne journĂ©e pour le Canada. »

Point de ton triomphal, seulement cette déclaration qui est plutÎt une contre-vérité flagrante.

Par l’acceptation de ce traitĂ© bouclĂ© Ă  la hĂąte, Justin Trudeau entĂ©rina sa position de vassal face Ă  Washington. Il devait protĂ©ger les secteurs canadiens qui vont bien et ouvrir des dĂ©bouchĂ©s pour les produits canadiens, mais Ă  la place, il a ouvert les marchĂ©s protĂ©gĂ©s comme celui du lait, aux producteurs amĂ©ricains.

Contrairement au souhait populaire, Trudeau a ainsi permis une nouvelle brĂšche dans la gestion de l’offre : les produits laitiers amĂ©ricains, largement subventionnĂ©s, pourront ĂȘtre vendus sur les tablettes aux cĂŽtĂ©s des produits locaux qui, eux, n’ont droit Ă  aucune subvention et qui Ă©taient jusqu’alors encadrĂ©s par la gestion de l’offre.

Question de sauver quelques emplois dans les industries automobiles de l’Ontario, Trudeau sacrifia sans Ă©tat d’ñme les fermiers quĂ©bĂ©cois.

Pour le moment, les dĂ©tails de l’entente ne sont pas encore connus. L’ampleur des dĂ©gĂąts sera dĂ©voilĂ©e lorsque Trudeau se sera remis de cette gifle qu’il a acceptĂ©e de bonne grĂące. Trudeau pĂšre faisait dans l’antiamĂ©ricanisme, parfois Ă  outrance ; le rejeton fait dans l’aplatventrisme, toujours Ă  outrance.

La ministre canadienne des Affaires Ă©trangĂšres Chrystia Freeland s’est rĂ©jouie de ce traitĂ© qu’elle qualifie de « moderne » et de bon pour « la classe moyenne », seulement, il ne s’agit que de paroles, dans les faits, le Canada a reculĂ©.

Il faut le dire, les nĂ©gociations entre Justin Trudeau, jeune arrogant sans expĂ©rience en cette matiĂšre, et un Donald Trump, agressif et conscient de son pouvoir, ne se faisaient pas sur un pied d’égalitĂ©.

Trump avait imposĂ© des tarifs douaniers au Canada et, plutĂŽt que de chercher Ă  obtenir de nouveaux avantages, Trudeau Ă©tait dos au mur, sur la dĂ©fensive, espĂ©rant rĂ©tablir la situation initiale et ce Ă  n’importe quel prix. Pour Trudeau, mieux valait un mauvais accord que pas d’accord du tout. Et ça, Trump le savait.

Cet accord parvint Ă  unir les politiciens quĂ©bĂ©cois en cette veille de scrutin. Les trois hommes qui s’entredĂ©chiraient depuis des semaines, Jean-François LisĂ©e, François Legault et Philippe Couillard, parlĂšrent sans se concerter d’une seule et mĂȘme voix pour dĂ©noncer ce traitĂ© menaçant l’industrie laitiĂšre quĂ©bĂ©coise, un de nos fleurons.

Pour ces trois hommes, l’élection du 1er octobre servira Ă  Ă©lire un gouvernement quĂ©bĂ©cois capable de lutter contre Ottawa. Seulement, le mal est fait et on imagine bien que ce traitĂ© reprĂ©sente le nouveau point de dĂ©part de nos prochaines reculades face Ă  l’Oncle Sam.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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