Pierre Lours, chroniqueur et romancier

♩ Antonio Gramsci, membre fondateur du Parti Communiste Italien et thĂ©oricien de la lutte culturelle, doit en ronger les barreaux de la cellule du purgatoire qui lui a Ă©tĂ© justement affectĂ©e. Pensez donc, lui, qui encourageait le combat contre les intellectuels de la classe dirigeante, se voit exaucé par une bande de Jeanne, sept trĂšs jeunes femmes jolies, polies, bien mises, ironiques, coquines, tradis et modernes qui, l’air de ne pas y toucher, balancent en chanson des flĂšches efficaces et intelligentes contre tout ce que notre Gramsci adulĂ© des soixante-huitards espĂ©rait voir se rĂ©aliser :

l’internationalisme qui s’appelle de nos jours mondialisme, le cosmopolitisme, l’immigrationnisme, le matĂ©rialisme, la perversion du catholicisme et l’omniprĂ©sence des Franc- maçons, enfin tout ce qui a conduit le monde dans l’état oĂč il est.


Et surprise, au lieu que ce phénomÚne culturel reste ignoré par les esclaves- salariés- encartés de la grosse presse, on peut lire dans Le Figaro ou dans Le Point des articles sur ces sept baladines de choc et de charme.

Bien sĂ»r il ne faut pas s’attendre Ă  des proses comprĂ©hensives comme celles qui encensent oĂč excusent les rappeurs qui insultent et menacent les Français de France. Non ! Pour « Les Brigandes », du nom de ces femmes qui ont combattu pendant la RĂ©volution avec les insurgĂ©s VendĂ©ens, les propos perfides et dĂ©valorisants sont de rigueur : FantĂŽmettes patriotes qui vivraient sans travailler en communautĂ© avec maris et enfants, alors qu’en rĂ©alitĂ© les Brigandes et leur famille vivent dans plusieurs habitations rĂ©parties aux environs de la Salvetat. Entre autres allĂ©gations mensongĂšres, elles seraient bien sĂ»r des artistes amateurs (comprendre approximatives) des annĂ©es soixante aux chorĂ©graphies Kitsch qui, d’aprĂšs le sieur chroniqueur particule Louis Henri de la Rochefoucauld de Technikart (fermez le ban !), auraient pu ĂȘtre approuvĂ©es par le MarĂ©chal PĂ©tain ! Les mĂ©lomanes avertis jugeront par eux-mĂȘmes du parti pris de ces affirmations. Quant au vieux soldat vainqueur de Verdun, il est vrai qu’il n’était pas insensible au charme fĂ©minin 


Fichtre, bigre, comme vous y allez messieurs de la presse ! Sentiriez-vous, pĂąles Ă©chotiers thurifĂ©raires des puissants, le vent de la rĂ©volte menacer vos rentes et positions acquises en Ă©coutant ces Brigandes qui osent ĂȘtre artistes engagĂ©es alors qu’elles ne sont pas de GĂŽche ?

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