L’automne passĂ©, j’ai eu le plaisir de rencontrer Antigone grĂące Ă  un ami commun.  A cette occasion, elle nous avait fait part de son dĂ©sir de publier son livre « L’assassinat de la France expliquĂ© Ă  ma petite-fille ». Les Ă©diteurs ne se poussaient pas au portillon pour diffuser ce texte brĂ»lant d’actualité mais hĂ©las pas vraiment politiquement correct…

Pourtant, la chance est parfois du bon cĂŽtĂ©. Kickstarter s’Ă©tait engagĂ© Ă  publier le livre s’il trouvait 500 souscripteurs avant le 5 mai.

Pari gagné ! Le livre sera imprimé et mis en vente en juin.

Extrait du livre (source)

Je connais ton goĂ»t, celui de tous les ados, pour les blagues dĂ©biles. Ce sont celles qui t’amusent le plus. DĂ©jĂ  agacĂ©e, hier, par ta vanne, ĂŽ combien facile, n’empĂȘche, sur les Corses, je me dis : « Attends un peu, ma jolie ! Rira bien qui rira la derniĂšre, foi de Ranucci ! » et j’attaque d’un air sĂ©vĂšre : « Et puis, excuse-moi, mais ta plaisanterie a des relents carrĂ©ment racistes. »

Tu restes un moment interloquĂ©e avant de t’écrier : « Raciste ? N’importe quoi ! J’ai rien dit de raciste ! »

Je rĂ©ponds, inflexible : « Eh bien, qu’est-ce qu’il te faut ? ! le cheveu lisse est, Ă  l’évidence, le symbole du blanc et le cheveu crĂ©pu le symbole du noir. Donc, si  »se dĂ©-crĂȘper le chignon » signifie  »recourir Ă  des maniĂšres polies, civilisĂ©es », c’est comme si tu disais que les Noirs sont des sauvages. Point final. »

Tu n’en crois pas tes oreilles et reste, Ă  nouveau, sans voix, la bouche ouverte, puis tu finis par protester avec vĂ©hĂ©mence : « Attends ! C’est top dĂ©lire, lĂ  ! J’ai pas dit ça du tout ! j’ai seulement voulu dire que si  »se crĂȘper le chignon » signifie  »se battre comme des chiffonniers »,  »se dĂ©-crĂȘper le chignon » signifie le contraire, point barre ! »

Et moi, toujours aussi inflexible : « Tu aurais du mal à le prouver ! »

SuffoquĂ©e d’indignation, tu ne sais que bredouiller : « M
 mais, mais ! ça alors !

— Il n’y a pas de mais ! » TranchĂ©-je, catĂ©gorique, et un brin sadique. »

Toutefois, devant ton exaspĂ©ration grandissante, je dĂ©cide, un peu honteuse, de cesser de jouer la comĂ©die : « Allons ! Calme-toi ! j’ai voulu seulement te montrer comment fonctionnent les antiracistes de profession, comment ils s’y prennent pour faire passer pour suspect le propos le plus inoffensif. A ce compte-lĂ , Ă  moins de faire voeu de silence comme une bonne soeur, n’importe qui sera un jour ou l’autre traitĂ© de raciste.Tu dois savoir qu’aujourd’hui, les Français comme nous se retrouvent avec ce genre d’accusation plus rapidement qu’il n’en faut Ă  un arriviste du show-biz pour cracher sur son pays ! Ce n’est pas peu dire !

Antigone a accepté de répondre à quelques questions pour Eurolibertés et les Observateurs.ch:

– Bonjour Antigone, pouvez-vous expliquer Ă  nos lecteurs ce qui vous a poussĂ© Ă  Ă©crire ce livre ?

Tout simplement l’amour de mon pays et de son hĂ©ritage mis Ă  mal par une immigration de masse essentiellement musulmane mais aussi, depuis 68, par la mise en Ɠuvre d’une subtile, insidieuse et savante, si j’ose dire, dĂ©culturation. De nos jours les personnes qui aiment la France, et ce qui a fait au cours des siĂšcles ce qu’elle est, sont quasiment contraintes de la cĂ©lĂ©brer en cachette dans les profondeurs du web, comme quand les premiers chrĂ©tiens condamnĂ©s Ă  la clandestinitĂ© cĂ©lĂ©braient la religion du Christ-roi dans les catacombes.

– Avez-vous des petits-enfants et si oui comment ont-ils perçu votre rĂ©cit ?

Oui. J’ai une petite-fille de 28 ans, trĂšs consciente de ce qui est en train de se jouer, qui attend de lire mon texte avec impatience. Et une autre de 15 ans , encore un peu jeune pour le lire, mais qui commence Ă  prendre conscience de la menace qui pĂšse sur sa gĂ©nĂ©ration.

– Ont-ils conscience de ce qui se passe actuellement en France et dans toute l’Europe de l’ouest ?

Oui, je crois.

– Pensez-vous qu’une « reconquista » est possible ?

Je ne sais pas. J’ai bien peur que non, qu’il soit trop tard.

– Si par chance elle est encore possible, comment pensez-vous qu’elle pourrait se concrĂ©tiser ?

Je ne vois de possible qu’une « reconquista » des esprits..

– Si la politique actuelle ne change pas, comment voyez-vous la France (et l’Europe) dans 20 ans ?

Nos enfants se sentiront Ă©trangers dans leur propre pays sans les Ă©gards que l’on a exigĂ©s de leurs parents pour les vrais Ă©trangers. Ils seront en permanence sur le qui-vive, raseront les murs ou se convertiront Ă  l’islam dans l’espoir d’avoir la paix.

Comment expliquez-vous que nos politiques aient à ce point favorisé (et favorisent encore) cet immigration/invasion ? Pensez-vous que tout ça est voulu et programmé ?

Oui, je le crois. On pensait ĂȘtre venu Ă  bout du mĂ©pris de classe. Or, il n’en n’est rien. On dirait mĂȘme que les membres de la caste de fils Ă  papa, de gauche comme de droite, au pouvoir depuis 68, prennent leur revanche sur ces dĂ©cennies oĂč il avait fallu feindre, bon grĂ© mal grĂ©, de respecter le « populo ». C’est le fameux retour du refoulĂ© qui, quand il revient, revient plus fort que jamais. Si fort en l’occurrence, que le bon vieux mĂ©pris de classe en question s’est muĂ©, au sein de cette caste, en haine pure et simple de son peuple, de tout son peuple ou presque au point que l’idĂ©e de lui substituer une population Ă©trangĂšre et le plus Ă©trangĂšre possible afin qu’elle ne s’assimilĂąt surtout pas, a paru des plus sĂ©duisantes. D’autant que l’opĂ©ration joignait l’utile Ă  l’agrĂ©able. L’utile, Ă  droite : maintenir des salaires Ă  la baisse et en mĂȘme temps empĂȘcher toute rĂ©volte contre l’exploitation Ă©conomique ; Ă  gauche, trouver dans l’immigration un Ă©lectorat de substitution et jouer sur la montĂ©e du front national provoquĂ©e par cette immigration pour se maintenir au pouvoir. L’agrĂ©able : la revanche ainsi que je l’ai dit plus haut, et l’attirance quelque peu libidineuse, inconsciente, pour l ‘exotique étranger, le « cigalon » venu d’ Afrique, jugĂ© plus sĂ©duisant que la trop familiĂšre fourmi de souche . Ils ont camouflĂ© leurs sordides calculs sous les oripeaux « droits-de-l’hommistes » comme ces mafieux qui blanchissent leur argent sale dans les commerces de bondieuseries.

– Quelles sont les solutions que vous prĂ©coniseriez pour sortir de cette situation ?

Redonnez la fiertĂ© lĂ©gitime de son pays et de son hĂ©ritage, y compris chrĂ©tien, à notre peuple. Remettre au centre de l’Ă©ducation sa culture et son histoire, en insistant sur ce qu’elle a eu de glorieux et sur ses grandes figures sans pour autant renoncer Ă  la critique. Redonner aussi leurs lettres de noblesse Ă , prĂ©cisĂ©ment, l’esprit critique, la Raison et la libertĂ© d’expression. Enfin, rendre les naturalisations plus exigeantes et plus solennelles.

– Merci Antigone d’avoir bien voulu rĂ©pondre à nos questions. Nous vous souhaitons plein succĂšs pour votre livre.

Propos recueillis par D. Borer pour Eurolibertés et pour lesobservateurs.ch

DÚs que le livre sera en vente, vous en serez informés par Eurolibertés.

A propos de l'auteur

Danielle Borer

Députée UDC du canton de Neuchùtel ; correspondante d'EuroLibertés en Suisse.

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