« Nej, nej, nej, jag Àr inte intressant. Schubert Àr intressant ! »
(Ingmar Bergman, Larmar och gör sig till)

 

L’on survit tant bien que mal dans notre univers occidental oĂč la laideur, la stupiditĂ©, l’illettrisme, l’hystĂ©rie collectiviste, la perversitĂ© et la prostitution intellectuelle sont devenus des normes tyranniquement exigĂ©es.

Pour cette raison, lorsque l’on se heurte, toujours par hasard, Ă  l’opposĂ© de ce chaos (c’est-Ă -dire Ă  l’ordre, Ă  la mesure et Ă  la beautĂ©), l’on croit que l’on a atterri dans un cercle dissident et, apeurĂ©, l’on regarde dĂ©jĂ  au-dessus de son Ă©paule en se demandant quand les gendarmes de la pensĂ©e vont intervenir pour embarquer tout le monde.

Telle fut mon impression lors de la premiÚre manifestation de la Schubertiade organisée au temple de Riehen, cette excroissance du demi-canton de Bùle-Ville se situant à la frontiÚre germano-helvétique.

HonnĂȘtement, je pense que les responsables de cet Ă©vĂ©nement n’ont pas compris quelle hĂ©rĂ©sie ils avaient conçue en permettant de jouer les Trockene Blumen et la Wanderer Fantasie Ă  un vieux maĂźtre qui mĂ©prise le microphone et se fie exclusivement Ă  l’acoustique d’une maison du Dieu germanique qui, heureusement, a Ă©chappĂ© aux bombes de la derniĂšre guerre mondiale.

Le cadre architectural ornait la musique qui gĂ©nĂ©rait une seconde frontiĂšre derriĂšre laquelle l’on s’abritait de l’ocĂ©an de sauvagerie engloutissant l’Europe de tous cĂŽtĂ©s.

En somme, l’on jouait Schubert Ă  l’ancienne, ce compositeur qui, contrairement Ă  Mozart, avait refusĂ© de servir une meute de seigneurs : il avait choisi cet isolement indispensable Ă  la crĂ©ation, condition sine qua non Ă  l’accomplissement personnel car une gamelle impose inĂ©vitablement un limes insupportable Ă  tout artiste.

GrĂące Ă  cette indĂ©pendance, Schubert est grandement supĂ©rieur Ă  Mozart. Sa musique est charnellement liĂ©e Ă  l’esprit de notre Europe, n’ayant pas besoin d’ĂȘtre arrangĂ©e mathĂ©matiquement pour ĂȘtre lĂ©gĂšre, au contraire des symphonies d’un Mozart obsĂ©dĂ© par le nombre.

La musique de Schubert vient naturellement, comme si elle s’écoulait du haut des montagnes de la Haute-Autriche, inspirĂ©e des trĂ©fonds de notre continent.

De plus, curieusement, dans cette ville de Riehen qui se situe en Suisse entre l’Allemagne et la France, toutes les trois mĂ©tissĂ©es de force ad nauseam, Schubert n’a attirĂ© aucun auditeur issu « de la diversité ».

Pour conclure : je pense que si Schubert avait vĂ©cu de nos jours, il ne serait pas seulement mort dans un quasi-anonymat, mais serait de surcroĂźt calomniĂ© par nos universitaires et nos journaleux (ce qui est actuellement la mĂȘme chose) – et sa musique ne serait plus jouĂ©e aprĂšs son dĂ©cĂšs.

Il y a en effet quelque chose d’insupportable chez l’authentique Schubert pour notre crasse intelligentsia : c’est un gĂ©nie organique qui l’est non grĂące Ă  un dressage acharnĂ©, mais parce qu’hĂ©ritier d’une longue lignĂ©e ancrĂ©e dans un cadre traditionnel monoethnique, puisant dans la culture germanique exaltĂ©e de ses aĂŻeux.

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